Formations photo, cours et stages photo à Clermont-ferrand
Tél. : 04 73 36 85 72
Besoin d'un renseignement ? Contactez-moi au 04.73.36.85.72 ou par mail contact@jeromepalle.com

Vendre ses photos : l’interview de Joëlle Verbrugge

Vendre ses photos : l’interview de Joëlle Verbrugge

Vous voulez des conseils pour vous lancer en photographie ou vendre vos photos ? Je vous propose une interview de Joëlle Verbrugge que je considère comme la référence française en la matière. Avocate et auteure photographe, Joëlle Verbrugge, publie actuellement la quatrième édition de Vendre ses photos.

Crédit photo : © André Lamerant

Crédit photo : © André Lamerant

Avocate et auteur photographe installée dans le sud de la France, Joëlle Verbrugge est responsable du site www.droit-et-photographie.com sur laquelle elle commente l’actualité juridique liée au monde de la photographie. Elle publie de nombreux articles sur ce sujet dans le magazine Compétence Photo. Elle est également l’auteur de plusieurs ouvrages tel que « Droit à l’image et droit de faire des images » et « Vendre ses photos » dont la quatrième édition vient de paraître aux éditions Compétence Photo. Elle propose également depuis février 2015 des contenus au moins deux fois par semaine sur le site www.jurimage.com dans toutes les matières touchant au droit de la photo (droit d’auteur, droit à l’image, statuts des photographes).

Quel a été le point de départ de cet ouvrage et comment a-t-il évolué?

Joëlle Verbrugge : Tout est parti de mes propres questionnements quand j’ai voulu ajouter un statut de photographe a mon statut d’avocate. Je me suis rendue compte que c’était compliqué et je me suis demandé comment faisaient ceux qui n’avaient pas vingt ans de barreau. Avec mes deux casquettes, j’ai trouvé intéressant de faire l’interface entre es photographes et le droit. J’ai commencé par le blog et ensuite j’ai regroupé les questions récurrentes pour en faire un livre. Avec le temps, les règles sont devenues de plus en plus compliquées. J’ai du ajouter des tableaux et des schémas pour simplifier les choses pour moi-même et pour les lecteurs.

Vendre ses photos est une activité que l’on imagine réservée aux professionnels, or votre ouvrage commence par aborder la question des photographes non professionnels . Dans quelle mesure sont-ils également concernés par votre ouvrage ?

JV : Ils sont surtout concernés car ils vont tôt ou tard être confrontés à la de la vente de leur photo pour une exposition ou pour une publication. L’idée est d’expliquer très clairement quelles sont les règles à respecter et quelles sont les tolérances. Ils doivent savoir dans quelles mesures on peut faire les choses sans prendre de risques ni faire de concurrence déloyale.

La publication de cette 4e édition a été retardée le temps de voir quelle seraient les incidences de la Loi Pinel. Quelles ont été les incidences de cette loi finalement ?

JV : Le But de la loi Pinel est de simplifier l’économie. Elle est partie du constat qu’il y avait trop de régimes fiscaux différents. Désormais, il n’y aura plus que la déclaration contrôlée et le micro-entrepreneur. Mais le législateur a oublié qu’il y avait beaucoup d’artistes auteurs qui sont en micro-entreprise… La situation va être difficile. Le livre explique comment anticiper les éventuels changements avenir. Il permet de déterminer quels sont les terrains sur lesquels il y a des incertitudes et ceux sur lesquels on peut avancer plus surement.

Vendre-ses-photos-4me-dition-0

VSP4_COUVERTURE-ARRIERE-Medium-720x1024

Quelles sont les problématiques les plus souvent rencontrées par les photographes ? Pour ceux qui se lancent ?

JV : Les plus grosses difficultés sont souvent rencontrées par les auteurs qui vendent du droit d‘auteur. Ceux qui sont à l’AGESSA. Ils sont aussi confrontés à l’administration qui leur donne un mauvais code APE et aux difficultés d’en changer. En photographe auteur rencontre beaucoup de problématique au niveau pratique et administratif.

Et pour ceux qui sont déjà en exercice ?

JV : Ce sont aussi les auteurs qui rencontrent les plus grosses difficultés à faire respecter leur statut. Il y a notamment parfois des redressements de TVA un peu abusifs sur les oeuvres de commande. Il faut aller jusqu’au bout car les auteurs finissent par gagner. Cela vaut le coup de se battre mais cela met les professionnels dans des situations parfois dramatiques le temps de résoudre le problème.

Du point de vue du juriste, comment percevez-vous l’évolution du métier de photographe ? Comment semble se dessiner l’avenir de la photographie professionnelle ?

JV : Ce qui m’inquiète le plus, c’est que les gens qui se lancent ne sont pas bien informés sur la réalité des statuts fiscaux et sociaux. On dirait que c’est souvent la passion qui l’emporte. Ce serait inimaginable pour un commerçant de se lancer sans faire un prévisionnel. Cela entraine des difficultés à rendre leur projet professionnel viable.

Quels conseils donneriez-vous avant de se lancer à quelqu’un qui souhaite vendre ses photos ?

JV : D’abord de vraiment bien définir son projet. Ce qu’il veut proposer, ce qu’il exclu de proposer, ce qu’il pourra peut être proposer un jour… Il ne fait pas choisir le statut le moins cher et risquer d’être coincé par la suite.

Ensuite il faut bien définir son budget. C’est la base de tout projet personnel et professionnel. Et enfin être bien conseillé : il vaut mieux dépenser quelques centaines d’euros pour bien faire les choses en amont plutôt que de devoir réparer les problèmes créés après. En fait, il faut considérer la photographie comme un métier comme un autre.

Vendre ses photos, 4ème édition

490 pages, 29€

Editions Compétence Photo

Partage-et-commentaires-Cours

1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.