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Perseïdes : Photographier les étoiles filantes

En théorie, on peut voir des étoiles filantes toute l’année. Mais l’un des moments privilégié pour voir et photographier les étoiles filantes c’est habituellement du 10 au 15 aout à l’occasion de la pluie d’étoiles filantes des Perseïdes où l’ont peut en compter jusqu’à une centaine par heure. 

Une étoile filante c’est une lumière provoquée par une particule qui entre dans l’atmosphère terrestre. En l’occurrence, les débris de la comète Swift Tuttle. Et on appelle cette pluie d’étoile filante Perseïde car elles apparaissent au niveau de la constellation de Persée. Nous verrons un peu plus loin comment trouver cette constellation pour braquer l’appareil dans la bonne direction.

Je ne vais pas vous faire un cours d’astronomie, ce n’est pas mon domaine. Donc pour en savoir plus sur les étoiles filantes, je vous revoie aux sites spécialisés, à la page Wikipédia des étoiles filantes sur laquelle vous trouverez une infographie de Cyprien Pouzenc qui explique avec beaucoup de clarté le phénomène des étoiles filantes. Je vous indique le lien dans la de description de la vidéo.

On va voir maintenant comment faire pour photographier une étoile filante pour cet exercice.

Photographier les étoiles filantes des Perséides.

Pour participer à l’exercice photo

  1. Abonnez-vous à la chaine Youtube et Partager cette vidéo avec vos amis pour qu’ils puissent jouer avec nous : 
  2. Poster votre photo dans le groupe Facebook sous l’annonce épinglée en haut du groupe :
  3. Légender votre photo comme indiqué dans l’annonce dans le groupe Facebook Attention : postez bien une photo et une seule avec sa légende. Pas plus. Mais vous pouvez ajouter une photo du making of  ou de vous pendant la prise de vues.

Je tacherai d’apporter un commentaire sur chaque image correctement postée dans le groupe Facebook et les contributions seront publiées dans la prochaine vidéo de restitution en début de semaine prochaine. Donc abonnez-vous à la chaine pour ne rien rater !

Comment photographier les Perséides

La première difficulté quand on veut photographier les étoiles filantes c’est de déterminer où et quand les photographier.

Pour le quand, on a déterminé la période des perséides. Ça c’est fait. D’une manière générale pour photographier les étoiles filantes, les étoiles ou la voie lactée, on cherche à avoir une nuit noire qui nous permette de distinguer les points brillants. On va donc éviter les nuits où la Lune est très brillante. Par contre il faut que le ciel reste visible. Donc consultez la météo pour être sur que le ciel est bien dégagé. Pas de ciel dégagé = pas d’étoiles filantes !

La lumière de la Lune rend les étoiles moins visibles.
la lumière La Lune provoque un halo lumineux.

Pour le lieu, il va nous falloir déterminer un endroit où s’installer et ensuite la direction dans laquelle photographier.

Il n’y a pas que la Lune qui peut gêner la prise de vues. Les lumières de la ville  forment aussi de la pollution lumineuse. Si ces lumières sont trop proches, elles vont provoquer des halos souvent jaune orangés sur vos images. Plus ces lumières seront proches, plus elles vont gêner pour voir les étoiles et les étoiles filantes. 

Pollution lumineuse.

On l’a dit  en introduction, la pluie d’étoiles filantes des Perséides doit son nom à la constellation de Persée. C’est de là qu’elles apparaissent. C’est donc par là qu’il va falloir pointer son objectif. Le plus simple pour la trouver c’est d’utiliser une appli d’astronomie sur son téléphone. Il y en a plein des gratuites et des payantes. Ici j’ai utilisé l’appli Carte du ciel avec une option payant autour de 5€ pour avoir accès aux infos sur les étoiles filantes. Ça n’est bien sur qu’un exemple. Prenez celle qui vous fait plaisir.

L'appli Carte du ciel permet de trouver la constellation de Persée pour photographier les étoiles filantes.
L’appli Carte du ciel.

Ce qui est sympa avec certaines appli c’est qu’elle permettent de vous géo-localiser et d’avancer dans le temps. Vous pouvez vous installer à un endroit et avancer l’horloge pour savoir où se trouvera tel ou tel objet dans le ciel à une heure précise. C’est intéressant pour caler à l’avance son cadrage et ne pas devoir tout déplacer quand il fait nuit noire.

Dernier point sur le positionnement avant la prise de vues, que vous preniez une photo ici ou à 10 kilomètres pour autant que vous soyez dans de bonnes conditions, ce qui fera le différence entre deux images d’une même étoiles filante, ce sera la présence d’un premier plan. Comme pour les photos de voie lactée, autant que possible, essayez d’intégrer un bout de paysage sur le bas de l’image. C’est ça qui contribuera à rendre votre image unique.

Le matériel photo pour photographier les étoiles filantes

Un boitier avec une bonne montée en ISO car on va monter au maximum acceptable de la sensibilité de votre boitier.

Un objectif grand angle le plus lumineux possible, c’est à dire avec la plus grand ouverture de diaphragme possible. Si vous avez un objectif de base 18-55mm qui ouvre à f/3,5-5,6, utilisez-le au 18mm et ouvrez le diaphragme à f/3,5.

Il vous faudra également un trépied stable et, si vous pouvez ,un déclencheur à distance ou un intervalomètre pour enchainer les photos sans avoir à appuyer sur le déclencheur.

Pensez aussi à vider vos cartes mémoires et surtout à bien charger vos batteries avant de partir. Et prenez aussi une ou deux batteries de rechange. Voilà pour le matériel photo. 

Pour le reste, prenez une lampe frontale et équipez vous chaudement car même en été en campagne et encore plus en montagne, on a vite très très froid. Pour la sortie de voie lactée du mois de juilleten hauteur, on a regretté de ne pas avoir emporté les vêtements de ski.

Si vous n’avez pas envie de vous trainer une chaise longue, vous pouvez prendre un tapis de sol et abaisser votre trépied assez près du sol pour vous coucher à côté. Ça permet de faire ses photos tout en admirant le ciel étoilé. Et éventuellement de faire un petit somme si la nuit est un peu longue.

Les réglages pour photographier les étoiles filantes

On va parler maintenant des réglages à utiliser pour photographier les étoiles filantes. Si vous débutez ou si vous n’avez pas encore les notions de base sur les réglages de votre appareil photo, je vous invite à suivre la série de vidéos sur les principaux réglages en photographie.

Pour être sur de ne rien oublier on va suivre ma méthode SPP CMM que vous pouvez retrouver dans mes formations et dans mes livres de cours de photo. SPP-CMM pour : 

  • Sensibilité, positionnement programme
  • Cadrage, mesure de lumière et mise au point.

Pour commencer, montez la sensibilité ISO. N’hésitez pas à pousser un peu à 3200 voire plus si nécessaire.

En ce qui concerne le positionnement, on a déjà vu qu’il fallait utiliser un trépied, une télécommande, choisir un temps dégagéet orienter son objectif en direction de la constellation de Persée.

Autant que possible utilisez des fichiers RAWpour enregistrer le maximum d’infos sur le fichier. Enlever le stabilisateur pour éviter qu’il ne génère des flous en essayant de stabiliser l’appareil qui est déjà sur trépied.

Pour limiter encore les vibrations au déclenchement, vous pouvez aussi activer la fonction de relevé du miroir. L’appareil va ainsi éviter les vibrations dues au mouvement du miroir lors du déclenchement. Si vous photographiez en live view, avec l’écran arrière de l’appareil photo, ne vous embêtez pas, le miroir est déjà relevé.

Ensuite choisissez le programme d’exposition manuel : le mode M, pour bloquer vos réglages de vitesse et de diaphragme.

Pour la cadrage, on vise la constellation de Persée et on intègre un bout de joli paysage si possible.

Là où ça se complique c’est pour la mesure de lumière et les réglages. Pour ce type de prise de vues, on ne fait pas de mesure de lumière car on photographie des petits points lumineux sur un fond noir. Si on tient compte de la mesure ou si on laisse l’appareil ajuster de lui même les réglages de vitesse, d’ouverture de diaphragme ou de sensibilité ISO, il va chercher à faire un compromis pour ramener l’image sur un gris moyen en on aura un ciel tout blafard avec des étoiles qui bavent.

Attention aux filés d’étoiles

A ce stade, on a déjà monté la sensibilité ISO au max acceptable. Admettons que l’on monte en 6400 ISO. On va ensuite ouvrir le diaph au max : f/4, f/2,8 ou moins si vous avez un grand angle à très grande ouverture. Il ne reste plus qu’à déterminer la vitesse d’obturation.

Alors vous me direz : « pour la vitesse on fait ce qu’on veut car on est sur trépied donc pas de risque de flou de bougé ni de flou de mouvement ».Et bien non ! Car  si l’appareil est solidement fixé au trépied, lui même posé au sol… et bien la Terre tourne et du coup ça fait un flou de bougé.

Mais rassurez-vous. Forts d’une solide expérience pifométrique agrémentée d’une dose d’empirisme. Nos anciens du temps de l’argentique avaient élaboré la règle des 500. Qui ne marche plus mais dont on va tout de même se servir.

L’idée c’est que plus le temps d’obturation est long plus le risque d’avoir un filé d’étoile augmente. Le filet d’étoile c’est quand l’étoile n’a pas bougé mais que l’appareil a bougé. Ça fait une trace. Alors, OK, nous aussi in veut une trace. Mais on veut la trace de lumière d’un point lumineux qui bouge enregistrée par un appareil qui ne bouge pas. Pas la trace de lumière d’un point lumineux qui ne bouge pas enregistré par un appareil qui bouge.

Bref, plus on va zoommer, plus le flou de bougé sera visible.

Filé d'étoiles du à un temps de pose trop long.
Petit filé d’étoiles.

L’utilisation de la règle des 500 pour photographier les étoiles filantes

Le principe de la règle des 500 c’est de dire que, « pour déterminer la vitesse, on divise 500 par la longueur focale de son objectif et on a la vitesse maxi théorique qui permet de photographier un ciel étoile sans avoir de filé d’étoiles ».

Par exemple : avec un 100mm : 500 divisé par 100 égale 5. Au 100mm, je pourrai donc photographier sans avoir de filé d’étoiles avec une vitesse maxi de 5 secondes.

Avec un 24mm cela nous donne : 500 divisé par 24 égale (à la louche) 21 secondes. Au 24mm, je pourrai donc en principe photographier sans avoir de filé d’étoiles avec une vitesse maxi de 21 secondes.

La première remarque c’est que plus on est au grand angle, plus on peut utiliser une vitesse lente en gardant une photo nette. Et oui, c’est le principe du flou de bougé. Plus vous visez loin plus vos mouvements prennent de l’amplitude et plus il vous faudra une vitesse rapide pour limiter les vibrations.

Deuxième remarque : cette règle a été calculée pour un capteur plein format. Ce qui veut dire que si vous utilisez un boitier avec un capteur APS-C, vous devez tenir compte du facteur de grossissement de votre capteur. A la louche ce facteur est de x1,5 (x1,5 sur les APS-C Nikon et x1,6 sur les APS-C Canon). Pour connaître le facteur de grossissement de votre capteur reportez vous à la fiche technique de votre boitier.

Dernière remarque : cette règle des 500, même corrigée en tenant compte du facteur de grossissement de votre capteur, ne fonctionne plus vraiment en numérique. Et oui, la définition d’une Tmax 3200 n’avait  rien à voir avec un celle du capteur d’un reflex ou d’un hybride plein format actuel. Or plus on augmente la définition, plus les petits défauts se voient. On ne peut donc plus se contenter de cette règle des 500. Par contre on peut toujours s’en servir comme point de départ.

Pour cela : calculez la vitesse maxi théorique à utiliser avec votre couple boitier objectif, faites une première photo et zoomez au max dans l’image. Si les étoiles sont parfaitement nettes, ne changez rien. Sinon, augmentez un peu la vitesse et refaite un essai jusqu’à trouver le compromis acceptable. Et voilà !

Si l’image est sous-exposée et que vous avez déjà ouvert le diaph au max, compensez le manque de lumière en montant la sensibilité ISO en conséquence.

Au final on ne se contente pas de la règle des 500 mais on s’en sert pour déterminer une base de départ et une direction vers laquelle faire évoluer ses réglages.

Dernier point un peu relou, la mise au point : alors enlevez l’autofocus. Sinon il va patiner et n’arrivera pas à faire le net sur les étoiles qui sont trop petites. Utilisez la visée arrière par l’écran et ajustez manuellement la mise au point sur une étoile brillante.

Enfin, on termine par le déclenchement. Avec une télécommande de préférence pour ne pas faire bouger l’appareil. Si vous avez un intervalomètre, programmez-le pour qu’il enchaine les prises de vues. Ensuite, tout est question de coup de bol. Vous avez mis toutes les chances de vote côté. Maintenant chaque déclenchement est un peu comme une ligne que l’on lance en espérant pécher une étoile. Avec des temps de pose de plusieurs secondes et un  taux d’apparition d’étoiles filantes compris entre 50 et 100 de l’heure, vous pouvez espérer en pécher quelques-unes si votre appareil cadre bien large et reste braqué dans la bonne direction.

Si l’étoile clignote, c’est peut être un satellite

On voit parfois des lumières qui se déplacent dans le ciel de manière très régulière. Ce ne sont pas des étoiles filantes mais des satellites. Donc si vous voyez un point qui se déplace et qui traverse toute la voute céleste, surtout s’il clignote : souriez et faites coucou, lui aussi il vous prend peut-être en photo.

Les lumières des satellites de la Terre peuvent parfois être confondu avec des étoiles filantes. Attention !

Voilà maintenant c’est à vous de jouer, prenez votre appareil photo et réalisez votre photo d’étoiles filantes.

Partagez cet article et cette vidéo avec vos amis qui aiment eux aussi se promener la nuit dans la campagne et se coucher dans les champs au mépris des tiques, des moustiques, des grizzlis et des lapins ados. Postez une photo et une seule dans le groupe Facebook. Eventuellement vous pouvez ajouter une photo du Making-of.

Postez-là bien sous l’annonce de cette vidéo épinglée en haut du groupe pour que je puisse l’intégrer dans la vidéo de restitution.

Attention, pas de photos d’archives, ni de photo prise l’année dernière. Le but de l’exercice est de réaliser une prise de vues pour progresser et pas de poster une ancienne photo.

A vous de jouer donc ! Je vous souhaite une bonne semaine, de bonnes photos et je vous dit « à tout de suite » pour échanger dans le groupe Facebook.


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